Neurologie

Neurosciences

La vitesse neuronale est presque double entre un sujet « normal » et un sujet à haut potentiel, touché par ce sur-régime cérébral.
Le flux d’informations entre les neurones peut atteindre les 3,5 mètres/seconde contre seulement 2 mètres/seconde chez un sujet « normal ».
C’est la raison pour laquelle de nombreux troubles et excès apparaissent chez ces individus, qui ont tendance à les marginaliser dès l’enfance aux yeux du reste de la population.

Le THADA (Trouble d’Hyperactivité Avec Déficit d’Attention) peut notamment faire son apparition.

Le traitement multispacial des informations est également de vigueur dans leurs cerveaux, ce qui n’est pas le cas dans les cerveaux de sujets « normaux ». Pour le traitement d’une information, le cerveau va activer plusieurs zones simultanément tandis que le cerveau du reste de la population traite les informations dans des zones bien localisées en fonction de leur application.

Si les 5 sens suralimentent le cerveau, on assiste à une difficulté réelle à se focaliser sur la bonne information.
Cela révèle alors ce que l’on appelle un déficit de l’inhibition latente. L’inhibition latente est un « filtre » aux informations qui ne sont pas importantes qui fonctionne très bien chez les sujets ordinaires mais dans le cerveau HP, encore une fois, le filtre fonctionne mal.

Le cerveau ne fait pas de différence entre les diverses informations qui me parviennent et les traite toutes avec la même importance : Le cerveau sature !

L’utilisation simultanée des deux hémisphères du cerveau complique encore le fonctionnement de celui-ci.

Généralement, c’est le cerveau gauche qui travaille dans un sujet ordinaire, lieu de l’analytique ainsi que de la logique et enfin du langage.
Pour les zèbres, c’est le contraire ! C’est le cerveau droit de l’intuition, de la créativité et du traitement global des informations qui fonctionne majoritairement par rapport au gauche.

Le fonctionnement en « arborescence » du cerveau droit fait que le haut potentiel pense concrètement (quasi physiologiquement) différemment de la grande majorité de la population puisque c’est son intuition, sa créativité ainsi que son affectivité pour les tâches à accomplir qui le guident par le bout du nez.
D’une idée qui traverse la tête en jaillissent tellement d’autres d’un seul coup d’une façon totalement désorganisée et incontrôlable que cela conduit bien souvent au fameux sur-régime de la pensée, déjà plusieurs fois évoqué.

Se concentrer réellement sur un seul sujet à la fois est très souvent impossible car il faut stimuler beaucoup de sens pour se sentir équilibré.

Tout élément peut conduire à différentes possibilités qui elles-mêmes conduisent à d’autres pistes et ce, par association d’idées, à l’infini.
Un problème simple pour les personnes atteintes de douance ne l’est pas vraiment.
Si toutes les données du problème n’ont pas été intégralement décrites, ils vont imaginer toutes les possibilités de variables et se retrouver à gérer un problème bien plus complexe que vous en l’aviez imaginé.
Un stimulus, une idée, en amènent d’autres, encombrant à nouveau le cerveau de réflexions plus ou moins importantes ou nécessaires dans l’instant mais ne cessant jamais.

Enfin, le fonctionnement des 5 sens s’illustrant par une hyper-réceptivité émotionnelle, ils sont beaucoup plus aiguisés que la moyenne chez des sujets et envoient beaucoup plus d’informations à leur cerveau.

Des phénomènes neuropsychologiques font alors leur apparition telle que l’hyperesthésie, voire à de la synesthésie. L’hyperesthésie est une sensibilité exacerbé des sens qui fait ressentir à la personne les stimulus extérieurs plus intensément.

Le bruit assourdit, les couleurs sautent aux yeux, les odeurs dérangent.

La synesthésie quant à elle, est la capacité de « lire » le stimulus adressé à l’un des 5 sens grâce à un autre sens.
Ainsi ils peuvent être en mesure de goûter la musique, sentir le bruit, ressentir la bonne photo à prendre…Etc.

Une extrême sensibilité qui peut faire d’eux un véritable phénomène aux yeux des autres avec tous les revers que sont la moquerie, l’envie, la jalousie qui peuvent en découler.

Explication par la Génétique

Le débat inné/acquis ou hérédité/milieu n’a pas fini de faire couler de l’encre.

Et sur ce sujet, on est loin d’avoir tranché. Car plus les sciences avancent, plus la multiplicité des explications grandit. Toutes sont valables et toutes sont à relativiser.

Binet écrivait :

« Dans les résultats que cet enfant nous donne, dans ce niveau d’intelligence que nous lui attribuons, quelle est sa part personnelle, quelle est celle de son milieu, notre examen ne le distingue pas. Quand nous voyons dans une prairie un arbre isolé, nous ne savons pas davantage s’il doit sa taille à la graine d’où il provient, ou bien à l’humus où il a poussé. Pourtant cela ne nous empêche pas de parler de sa vigueur et de sa vitalité.»

(BINET, La Mesure du Développement de l’intelligence chez les jeunes Enfants).

Cent ans après les écrits de Binet, la science hésite encore.
Les études se contredisent, probablement les deux, inné et acquis.

Des études faites sur des jumeaux séparés à la naissance et ayant vécu dans un environnement familial très différent, seraient en faveur d’une dimension génétique, leur QI étant quasi identique, avec une très courte marge d’avance pour celui qui avait vécu dans un environnement plus privilégié.

Force de constater que les Zèbres sont rarement seuls au sein de leur famille, ils vivent même assez fréquemment en troupeau.

Le sujet reste tabou, les recherches et les études relativement rares.
Le fantasme d’une race supérieure a la vie dure, la peur de l’élitisme, voire de l’eugénisme empêche un vrai travail scientifique d’exister.

La terminologie utilisée n’aide pas : surdoué, haut potentiel

Quand on parlera de fonctionnement neurologique différent, les cerveaux droits pourront prendre place parmi les cerveaux gauches et se compléter merveilleusement.