Comprendre, Accepter

Se connaître

Comprendre est essentiel.

Il ne s’agit pas d’être étiqueté « surdoué », mais de savoir qui on est, et où on va.
Sous ce nouvel éclairage, pouvoir revisiter son passé et le réinterpréter.

C’est un long voyage que de rejouer le vécu avec cette autre coloration, ne plus se croire fou mais simplement différent, hypersensible et pas immature, rêveur de grands chemins et non plus apathique.
Tout comme le vilain petit canard qui, à la vue de ses congénères, comprend enfin sa différence et son identité.
Sortir des croyances limitantes qui ont borné l’enfance, et parfois empoisonné une vie entière.

Accepter pour avancer

Si cela semble aller de soi, il n’en est rien. Apprendre que la cause, de tant de souffrances, de « mygales intracrâniennes », est un QI hors normes, ne s’accepte pas si facilement.
Le grand écart est parfois très violent, passer de « cancre » à « surdoué », ou d’Hospitalisé en Psychiatrie (HP) à Haut Potentiel (HP), en a assis plus d’un, pour un moment.
Et tout simplement ce petit canard qui a tant fait pour être comme tout le monde, on lui signifie certes qu’il est un cygne, mais surtout, on entérine l’une de ses plus grandes peurs : sa différence.
Apprendre simplement de sa palette, avec ses couleurs froides et ses couleurs chaudes, ses plus et ses moins qui permettent de prendre le chemin de sa ré-création.

Faire fi de sa culpabilité et :

  • tout faire à la dernière minute quitte à faire une nuit blanche.
  • fuir comme la peste la fête du week-end prochain où vous savez d’avance que vous allez vous y ennuyer “ comme un rat mort “.
  • changer de travail pour la Xème fois avant que le temps ne vous statufie.
  • accepter les phases de réalisation un peu « too much » et les périodes de vide abyssal, où, bien cachés au fond de la caboche les idées germent à foison, derrière la larve ectodermique affalée sur le canapé.
  • prendre les montagnes russes des émotions avec l’innocence d’un enfant, du rire aux larmes.

Jean qui rit, Jean qui pleure… et alors ça gène quelqu’un ?

La norme de la norme, n’est pas la norme du zèbre.

On peut citer Pearl Buck:

« Un toucher est un coup, un son est un bruit, une malchance est une tragédie, une joie est une extase, un ami est un amant, un amant est un dieu, et l’échec est la mort »

Facile ? non pas tous les jours.
La moyenne ? connaît pas.

Les extrêmes s’ y chevauchent en permanence jusqu’à parfois croire être arrivé au bout des terres, là où le monde bascule… et où le ciel nous tombe sur la tête.
Accepter, c’est renouer avec l’intuition, prendre les décisions au coup de coeur et ne jamais tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler.
Ecouter enfin cette petite voix qui dit non, non, pas par là, mais plutôt par ici, maintenant, tout de suite, et se réjouir de sa mélodie.
Mettre en diapason son intelligence et sa sensibilité et en faire sa force, son bras de levier.

Prendre la vie à bras le corps

Einstein disait

 » Inventer c’est penser autrement. »

Alors inventons !

Mettons-nous au service de la création, de l’Art, de la recherche scientifique, de la pédagogie, du soin, de l’humanitaire, de l’écologie, …
De tous les domaines qui ont besoin de zèbres qui assument leurs rayures.
Changer de regard sur soi, abandonner ses oripeaux de souffrance pour enfiler son habit de ressources.

 

« Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait » Marc Twain.

 

Se dépasser, réveiller en soi l’indomptable optimiste.

Et le cygne de prendre son envol…